Dans le cadre d’un processus psychologique, la décompensation est une réaction à une situation émotionnelle extrême.
Le plus souvent, il s’agit de la mise à jour trop brutale ou forcée et donc la confrontation sans préparation, de certains éléments psychiques personnels lourds, qui provoque un effondrement général de la personnalité de l’individu.
Parallèlement, cet effondrement entraîne des conséquences pouvant aller de la dépression jusqu’au suicide ou à l’agression de tiers (passage à l’acte : voir lexique cigap.org).

Une décompensation peut aussi mettre en lumière une pathologie psychiatrique jusque là latente.
Lorsque l’on parle de situation émotionnelle extrême, elle l’est dans le vécu de la personne concernée, c’est à dire d’une manière spécifique et personnelle.

Il peut être question, par exemple, de la découverte par le « sujet », d’un secret de famille, mais aussi d’une émotion restée jusque là « sourde » à lui, comme la haine, l’amour, la jalousie, la rancoeur, la frustration… envers une autre personne.

Conséquence d’entretiens avec un pseudo-psychothérapeute
On notera aussi que, lorsqu’une pseudo psychothérapie est menée par une personne non formée sérieusement en psycho-pathologie et en psychologie clinique ce phénomène peut aussi se produire fréquemment. (Les seuls professionnels en France actuellement sont les psychologues cliniciens pathologues en titre et formés en complément en psychothérapie).

En effet, un pseudo-psychothérapeute ou « coach », ou « psy-praticien » ou « psy-chose » qui impose sa propre analyse de la situation au patient, ne prend pas en compte la maturité et l’évolution psychique de celui-ci.
Cette manipulation du « client » existe dans de nombreuses méthodes dites thérapeutiques qui ne font, en fait, que « déplacer » le symptôme.
L’effet thérapeutique n’est alors qu’illusoire ou très ponctuel.

Ces psycho-thérapeutes charlatans satisfont ainsi plus leur désir de s’enrichir et de jouir grâce à leur pseudo pouvoir que de soigner l’être en souffrance. Ces pratiques peuvent « chroniciser » le mal être du client, voire provoquer un traumatisme important chez le sujet déjà bien fragilisé et ainsi le laisser sans aucune défense psychologique.
Dans ce cas là , il n’a pas eu (ou on ne lui a pas laissé) le temps qui lui était personnellement nécessaire, pour élaborer, à son propre rythme, ce nouveau savoir qu’il a de lui et gérer le conflit psychique ainsi créé.

Voir l’article dans le site : « La crise : de quoi parle t-on ? »
Voir aussi dans le lexique cigap.org les mots : « transfert »,  » contre-transfert du faux-thérapeute »…
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