Pour Winnicott, c’est l’environnement humain qui est le creuset du processus de maturation du self ( Soi ).
Cependant, parfois, l’environnement peut aussi enserrer et empiéter sur le développement du processus de maturation de l’être humain.
L’enfant se défendra alors contre ce « réel » faisant traumatisme en s’isolant au niveau psychique et en construisant un faux-self pour se protéger de l’agression.

Ce faux-self correspond à tout ce qui est en faux-semblant.
Par nécessité vitale de protection, il peut se soumettre aux exigences paradoxales, aux incohérences voire aux changements inopinés du comportement de l’adulte/figure maternelle.
Il s’agit de « paraître » ce que l’autre désire « voir » ou « croire » ou « avoir ». Ce comportement, complètement surfait, est censé apaiser la colère de « l’autre » ou sa mauvaise humeur. Il s’agit d’éviter le maximum de situations dangereuses pour la victime enfant ou adulte en se conformant aux demandes, même non verbalisées, de l’agresseur potentiel.
Parfois c’est aussi, pour la victime, de devenir la plus « transparente » possible, afin de se faire oublier.