Se dit d’un individu, adulte ou enfant qui vit dans l’angoisse permanente d’être abandonné.
Ce sentiment, récurrent et douloureux, peut survenir à tous les niveaux relationnels de l’adulte et dans tous les cadres de la vie quotidienne. Ce vécu peut être basé sur des éléments réels ou fantasmés de sa prime enfance.

Qu’ils soient réels ou fantasmés, c’est d’abord la souffrance du vécu qui doit être prise en compte.
C’est une douleur psychique que les psychologues cliniciens rencontrent particulièrement souvent chez leurs patients.

Elle se cache derrière de nombreux symptômes très divers et qui se révèlent aussi bien dans le cadre familial, amoureux que professionnel.

Elle constitue souvent un réel handicap de la vie psychique au point que certains individus qui en sont victimes, refusent tous contacts avec autrui. Cela les empêche de vivre normalement (à l’école, au travail, en couple, en société…).

La capacité de gestion émotionnelle de chacun lors d’une rupture affective (divorce, ..), amicale ( dispute..) et même professionnelle ( changement de contrat, de service, vie de groupe…) est intimement liée à cette problématique.
Dans un couple, l’individu ayant un « vécu » d’enfant « abandonnique », essaiera d’isoler son couple des autres, sera souvent jaloux, et paradoxalement, s’en voudra de son comportement.
Au niveau sexuel chez l’adulte, ce syndrome peut aussi déterminer un mode relationnel particulier.

Il est important de consulter un psychologue clinicien le plus tôt possible afin de permettre à l’enfant de gérer cette souffrance particulièrement invalidante dans la vie de tous les jours.
Grâce à la psychothérapie d’orientation analytique, l’adulte retrouvera une sérénité d’esprit malgré les inévitables « ruptures » d’une vie normale d’un adulte.

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