C’est un processus psychique insidieux qui réduit les capacités de défenses psychologiques d’une personne qui a vécu négatif vis à vis d’une situation.
Les conséquences de la victimisation sont somatiques, psychologiques et sociales. C’est un processus « sournois » car il se construit peu à peu. En effet, peu à peu la personne subit cette situation, les brimades ou les injures, les dévalorisations de toutes sortes, les agressions physiques et psychologiques comme des éléments « naturels » et donc « normaux » ou « justes » par rapport à une perception négative qu’elle a d’elle même: Elle aurait mérité cela, elle ne vaut pas plus que cela…etc.
Ce processus psychique provoque une sorte de « léthargie psychique » par rapport aux possibles actions pour stopper la situation en cause. Selon le cas, la personne pourrait porter plainte, rompre une relation, divorcer, déménager, démissionner… mais son esprit est « endormi » et même ses capacités de réflexions sont diminuées.
C’est un des cas (mais pas le seul) où la personne doit être inciter fortement à se faire aider car le sentiment de culpabilité qu’elle vit ne lui permet pas de se prendre en charge mais au contraire l’incite à supporter la situation comme une « sanction » d’une faute fantasmée. La victimisation est d’une gravité importante chez l’enfant, d’autant plus qu’elle commence plus tôt et qu’elle dure longtemps, c’est à dire que l’enfant n’est pas aidé par un des parents ou par une personne extérieure. La victimisation provoque chez l’enfant (l’adulte en devenir) l’exclusion symbolique massive de l’ensemble de la communauté humaine.
Les conséquences sont très importantes au niveau de la construction psychique de l’enfant, son intégration sociale mais aussi au niveau de son évolution somatique (souvent évolution physique freinée par exemple…)

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