PLAN DE SÉCURITÉ DE L’ONU et LES HUMANITAIRES plan de sécurité est la procédure des Nations Unies établie dans chaque lieu d’affectation par l’Agent habilité de l’équipe d’intervention en cas de déclenchement du plan.Il est l’outil principal de préparation aux situations d’urgence. Il définit les mesures à prendre en cas de criminalité généralisée, de troubles civils ou de catastrophe naturelle.

Le plan détermine le rôle de chacun, ses responsabilités, les dispositions à prendre, et la marche à suivre pour assurer la sécurité et la protection fonctionnaires expatriés et locaux de l’O.N.U.. Ce dispositif couvre, à des degrés différents, de nombreuses catégories de personnes liées directement ou indirectement aux Nations Unies. Régulièrement, en situation d’insécurité, les représentants des O.N.G. et des agences se réunissent sur zone pour faire le point et échanger les dernières informations du terrain.

Certaines recommandations et composantes du dispositif de sécurité peuvent être proposés par l’officier des Nations Unies aux O.N.G. sur place. Le responsable sécurité d’une O.N.G doit assister à ces réunions de coordination et répercuter les informations recueillies à son équipe d’expatriés; Notamment une partie du plan de sécurité prévu en cas de besoin, des itinéraires, noms et codes de radio des différentes personnes relais, lieux de regroupements et de ses différentes phases. Une partie du plan reste secrète afin d’éviter toute intervention extérieure qui voudrait le perturber ou l’empêcher.
Les phases de sécurité, au nombre de 5, peuvent être déclenchées selon l’analyse des informations du terrain.
Elles vont de la phase 1 (mesures de précaution) à la phase 5 (soumis à l’approbation du secrétaire général de l’O.N.U.) oú tous les fonctionnaires O.N.U. recrutés sur le plan international doivent quitter le pays. Evidemment, en tant que volontaire d’O.N.G., vous n’êtes pas dans l’obligation de les suivre. Nous rappelons cependant qu’il est de la responsabilité du responsable de sécurité de votre association de s’assurer que vous avez été suffisamment informé sur ces consignes mais aussi sur ce que vous devez faire (ou ne pas faire) en cas d’agression, rapt, otages, passage de check point etc… Il doit aussi informer les Nations Unies de votre présence sur le terrain (afin de vous localiser et vous rapatrier si besoin est). Evidemment, cela implique qu »il se soit formé (formation de sécurité) et informé.
Si vous avez un doute, sur place , vous pouvez de votre propre chef, vous renseigner auprès de l’officier de sécurité des Nations Unies qui est un professionnel de ces procédures. Notre expérience professionnelle personnelle dans ce même service, nous a appris que cette démarche peut grandement aider (pour ne pas dire sauver) de jeunes volontaires partis avec des associations, O.N.G., sans doute pleines de bonnes intentions mais cependant complètement inexpérimentées à l’expatriation en situation d’insécurité.

Le conseil cigap.org: Nous conseillons vivement aux volontaires de ne pas partir avec une association qui ne serait pas en mesure d’incorporer à l’équipe des expatriés sur zone (sur place) une personne formée à minima à la sécurité en situation extrême. Cette personne peut évidemment avoir d’autres fonctions dans un groupe restreint d’expatriés. Certaines O.N.G. refusent, pour diverses raisons, de suivre les consignes de sécurité des Nations Unies.
On a le droit de ne pas être d’accord avec ces dernières ou les considérer trop ou pas assez prudentes selon les situations. Néanmoins, pour que vous puissiez juger en connaissance de cause des risques encourus dans telle ou telle mission, avec telle ou telle O.N.G., selon aussi telle ou telle politique interne ou tel ou tel enjeu médiatique de votre association, il faut d’abord être informé sur ces dangers, des consignes de l’O.N.U. et d’évaluer ce que votre ONG vous propose à leurs places. Vous restez toujours maître de vos choix, quoique l’on puisse vous en dire. Il faudra évidemment les assumer par la suite.
L’histoire proche nous a montré qu’un sacerdoce, ou un tee-shirt flanqué d’une croix rouge ou encore un passeport bleu ONU n’ont jamais empêché des balles d’atteindre leur but.
(Voir aussi formation humanitaire cigap.org: « Partir et revenir de mission »)