C’est une expression qui met en avant une idée de commerce dans le milieu humanitaire.
En effet, dorénavant, certaines O.N.G. drainent des sommes colossales. Elles ont leurs agences de publicités spécialisées, leurs stratégies médiatiques avec leurs bailleurs potentiels, leurs stars et hommes politiques/vitrines, leurs volontaires professionnels qui y font carrière, leurs règles, leurs modes, leurs soirées télévision, leurs forums et sites internet…

Cette expression renvoie aux notions de médiatisation et de campagne de publicité pour récolter des fonds.
Le besoin, qui est logique pour les O.N.G., d’obtenir de l’argent et donc l’obligation d’être connues et reconnues pour celà , implique le risque de dérives entre humanitaire à but non lucratif et stratégie de communication qui, pour certaines O.N.G., n’a rien à envier au milieu des entreprises.

Dans un livre en 1986, Bernard Kouchner parle de la charité devenue un produit de consommation de masse.
A côté de cette médiatisation de certaines O.N.G., on oublie parfois qu’il y a encore tout un travail de fourmis de petites ONG qui continuent à faire leur petit bonhomme de chemin avec des moyens tous aussi petits.

(Voir : « Organisation non gouvernementale » et « volontaire » etc…dans le lexique)
(Voir formation CIGAP.ORG : Partir et revenir de mission)