C’est aux travers des écrits de Lacan J. que la question du père va être articulée sur trois registres :
1.Le père symbolique 2.Le père imaginaire 3.Le père réel.
Le père a d’abord une fonction séparatrice : c’est par lui qu’est transmis l’interdit de l’inceste , adressé l’enfant et la mère. Cette fonction permet que l’enfant ne soit pas complètement assujetti au champ maternel.
Le père, dans Totem et Tabou (Freud S., 1912) est vu par Lacan comme le père symbolique, il est une donnée irréductible du signifiant. Au-del de l’intérêt que la mère témoigne l’enfant, il y a celui qu’elle témoigne au père. Cette fonction, Lacan la nomme le Nom-du-Père.
Quant au père imaginaire, c’est une figure idéale, une figure de maître. Le père idéal est celui qui peut conduire sur le chemin de la religion.
Pour Lacan, l’issue est du côté du père réel, en ce sens qu’il a voir avec la question de la jouissance et qu’on peut le repérer mythiquement du père premier de la horde mais aussi comme celui qui s’occupe du désir de la mère. Il est celui qui est en jeu dans la jouissance de la mère.
Elle intervient au niveau du développement affectif en assurant les possibilités d’autonomie et d’indépendance, nécessaires une vie affective équilibrée (grâce la fonction de séparation) et en assurant la confiance en soi permettant de faire face aux diverses compétitions sociales (grâce la fonction d’identification ).
Elle intervient également au niveau de l’organisation de la personnalité, dans la mesure où elle permet la constitution d’un surmoi stable travers la fonction d’autorité.